Sur les sols de graves profondes, très drainants, du Château Le Boscq, nous avons mis en place un travail viticole rigoureux. Avec un premier semestre particulièrement pluvieux, suivi de l’été le plus sec depuis  25 ans, la remise en culture totale des sols et l’adaptation de nos façons culturales aux caractéristiques de chaque parcelle ont clairement permis de diminuer l’impact des variations hydriques exceptionnelles de cette année.

Nos vignes âgées, déjà profondément enracinées, et nos parcelles plus jeunes dont l’équilibre a été renforcé par ce travail minutieux, ont traversé ces épisodes extrêmes sans blocage végétatif. Le vignoble, bien aéré grâce à sa situation idéale, en hauteur et proche de l’estuaire, est resté en excellent état sanitaire.  L’épisode pluvieux des 13 et 14 septembre, mettant un terme à la sécheresse, a superbement réactivé une maturation jusque-là ralentie par cette météo atypique.

Les cépages tardifs, majoritaires dans l’assemblage, ont profité pleinement de l’été indien. Nous avons conduit sans nous presser une vendange micro-parcellaire, étalée sur une période de quatre semaines : un luxe ! Avec un tri minutieux au chai grâce à notre nouvel équipement de tri optique nous avons vinifié des baies parfaites, pleines et mûres, dont une petite sélection issue de parcelles hautement qualitatives de chaque cépage a été vinifiée directement en barriques de 225 litres.

Les vins sont riches, profonds, complexes, et révèlent déjà la subtile note de cèdre caractéristique du terroir du Château Le Boscq.