Les pluies abondantes des six premiers mois ont généré une pression sanitaire plus importante que d’habitude : la douceur du printemps et les fortes chaleurs du début d’été ont favorisé une importante évaporation, saturant l’air d’humidité. Heureusement sur les sols de graves l’eau s’est infiltrée en profondeur. Seuls les terroirs plus argileux des coteaux ont connu une pousse active de la végétation, facilitant notre gestion du risque sanitaire. Depuis plus de 20 ans, nous valorisons le terroir du Château Le Boscq à travers un travail viticole écoresponsable minutieux. Grâce aux mesures prophylactiques (nombreux travaux en vert, travail du sol…) la vigne résiste mieux aux contraintes de millésimes extrêmes.

La météo estivale s’est avérée d’un précieux secours : soleil, temps sec et vent au mois d’août, éloignent le danger des maladies et font entrer la vigne en déficit hydrique. Le processus de maturation s’amorce dans des conditions parfaites. Nous attendons pour chaque micro-parcelle le moment idéal, étalant la vendange sur quatre semaines.

Nous allons toujours plus loin dans notre recherche qualitative, en affinant encore plus le tri à la réception de vendange : un tri densimétrique vient cette année compléter le tri optique. Seules des baies parfaites, pleines et entières sont vinifiées. Il en résulte des vins riches, équilibrés, aux tanins denses et soyeux. Un grand 2018 !