Une gestion minutieuse des travaux viticoles a été fondamentale pour gérer au mieux les exigences de ce millésime : les fortes précipitations du premier semestre, associées à des températures douces, ont induit très tôt une pression sanitaire préoccupante. Avec les températures extrêmes de juillet, l’eau s’est évaporée, entraînant une humectation importante du feuillage : le risque déjà présent au printemps est resté élevé, mettant nos nerfs à rude épreuve ! Nous avons dû être très attentifs et réactifs afin de contenir, en respectant notre cahier des charges environnemental, les offensives d’un mildiou menaçant jusqu’au milieu de l’été.

Le maintien d’une météo exceptionnellement ensoleillée nous a offert une véraison rapide et homogène pour tous les cépages. Nous avons pris notre temps pour vendanger, du 20 septembre – une date plutôt précoce sur ce terroir habituellement tardif – au 10 octobre, des raisins à maturité optimale. Au chai, nous avons renforcé le tri mécanique par un tri densimétrique qui ne conserve que les baies intactes, parfaitement pleines.

Les degrés sont un peu élevés en ce millésime solaire mais les vins restent très équilibrés. Riches, concentrés, ils rendent hommage au potentiel qualitatif du terroir de Château Pey La Tour.