primeur-dourthe-chateau-la-garde

L’avance du développement végétatif du premier semestre s’est rapidement estompée au fil d’un été maussade et frais, induisant fin août un retard de maturation préoccupant. Nous sommes restés très attentifs, raisonnant les travaux viticoles pour nous adapter au millésime : effeuillage en profondeur pour améliorer l’aération et l’exposition des grappes, éclaircissage après véraison pour éliminer entassements et grappes hétérogènes, suppression des grappillons et des entrecoeurs, travaux du sol limités et enherbement afin d’augmenter la contrainte hydrique et faciliter ainsi une bonne maturation.

Le formidable été indien a dissipé nos inquiétudes, permettant d’homogénéiser les décalages de maturité constatés à la véraison, notamment sur le Merlot, et d’attendre sans nous presser de vendanger à maturité idéale.

Les blancs, qui redoutent l’été chaud, ont largement bénéficié de la relative fraîcheur de juillet et août autant pour les Sauvignons, historiquement majoritaires au Château La Garde, que pour le Sémillon. Les vins sont vifs, concentrés et très aromatiques.

L’excellent potentiel des rouges a guidé notre choix de macérations plus longues, pour privilégier densité de la structure et intensité de la couleur. Les vins, mûrs, denses et aromatiques, présentent une matière tannique pleine et persistante.