Après un hiver doux, les premiers bourgeons ont fait leur apparition le 22 mars, suivis d’une pousse active sous des températures clémentes. Grâce à sa situation privilégiée, en bordure du fleuve, le vignoble a été bien protégé du gel dévastateur de fin avril : seuls de rares ceps isolés, plus fragiles, ont été touchés, sans affecter la récolte future.

Le microclimat sec dont bénéficie Château Le Boscq, associé à seulement 20 mm de pluie au mois d’août (soit un tiers de la normale), a entraîné une contrainte hydrique notable. Avec le retour des précipitations début septembre, le terroir de graves mêlées à l’argile du Château Le Boscq a parfaitement joué son rôle de régulateur, libérant juste ce qu’il faut d’eau pour relancer une maturité déjà bien avancée. Les températures modérées d’août puis de septembre ont permis à la fois de concentrer les composés phénoliques et de préserver la fraîcheur.

Avec une avance d’une quinzaine de jours, nous avons récolté de très beaux raisins, tant en merlot qu’en cabernets ou petit verdot.

Toujours plus exigeants, nous ne vinifions que les meilleures baies, sélectionnées à l’aide d’un tri optique. A nos cuves de volumes variés, adaptées à une sélection parcellaire très précise, se sont ajoutés cette année 18 lots de vinification intégrale en barrique provenant de micro-parcelles particulièrement qualitatives.

Entonnés courant janvier, les vins sont déjà complexes, frais, les tanins veloutés. 2017 est un très beau millésime au Château Le Boscq et reflète idéalement ce superbe terroir dont nous sommes fiers !

  

 

Photos : © Studio Twin