Le démarrage a été rapide cette année, avec une sortie plutôt précoce, fin mars, et une pousse rapide de la végétation sur ce terroir habituellement tardif. Plus destructeur sur les vignes situées en bas des pentes, le gel qui a frappé fin avril ce vignoble en pleine croissance a très peu affecté les parcelles situées sur le plateau et les parties hautes du coteau argilo-calcaire. Nous avons soigneusement adapté notre travail, entre vignes gelées et parcelles indemnes, afin de tirer le meilleur parti de chacune d’entre elles.

Hormis cet épisode destructeur, qui a notablement diminué la récolte des parcelles destinées au second vin, les conditions climatiques du millésime se sont, heureusement, avérées plutôt favorables. Notre sol argileux, très saint-émilionnais, a bien équilibré les effets d’un été sec suivi d’un épisode pluvieux important début septembre : la maturité s’est déroulée sans heurts, depuis une floraison rapide et homogène jusqu’aux vendanges que nous avons démarré le 13 septembre, à une date tout à fait inhabituelle sur la propriété. Nous avons rentré les derniers cabernets francs le 27 septembre, période à laquelle nous débutons habituellement les vendanges !

Grâce au tri optique que nous utilisons pour la deuxième année, nous avons pu affiner notre sélection et ne vinifier que les meilleures baies. Récoltés à parfaite maturité, les merlots sont riches, colorés, intenses. Associés à des cabernets francs très frais et équilibrés et, pour la deuxième année, à de très jolis petits verdots – vinifiés en barrique – ils offrent déjà un millésime 2017 très prometteur au Château Reysson.

  

Photos : © Studio Twin